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La Méditerranée comme scenario d’une potentielle Guerre Froide entre la Russie et Les États-Unis

La Fondation Trois Cultures de la Méditerranée avec la collaboration de Casa Árabe, Le Real Instituto Elcano and l’ouvre sociale de La Caixa, analyseront accompagné par un parterre des plus prestigieux experts internationaux en géopolitique, les relations entre les É.-U et la Russie et leurs respectives impacts sur le Méditerranéen. Cette activité, qui sera subventionné par la Secrétariat d’État des Affaires Étrangères et de la Coopération du Gouvernement de L’Espagne, fait partie des activités que la Secrétariat développe pour l’étude, l’analyse et l’exécution de les priorités de la politique des affaires étrangères de l’Espagne.

Les allées et venues dans les relations bilatérales entre les É.-U et la Russie, et leurs respectives coalitions avec les différents acteurs du Proche-Orient (l’Iran, la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan ou le Yémen) sont en train de jouer un rôle très important dans la nouvelle configuration de cette région du monde. Parfois de manière cachée, et d’autres de façon beaucoup plus ouverte. Les positions que ces deux puissances sont en train de prendre par rapport à certains problèmes et intérêts dans la religion vont sans doute marquer leur statut et configuration finale. Ces va-et-vient ont été une constante tout au long de l’histoire des relations internationales contemporaines. Selon la majorité des experts, ils ont atteint leur point critique avec la dénommée «crise des missiles cubains» d’octobre 1962, qui avait été sur le point d’aboutir au plus grand désastre nucléaire de l’Histoire. Les disputes qui cherchaient à déterminer quel système de gouvernement et de gestion était le meilleur –le communisme ou le capitalisme– ont profondément marqué ces relations au XXe siècle.

Après quelques années de perte d’importance de la part de la Russie —une fois qu’elle a abandonné son statut de superpuissance après la longue étape soviétique—, il semble qu’elle retourne à l’arène internationale avec une politique étrangère de type révisionniste, ce qui annonce la fin de la lune de miel avec l’Occident, et avec une immense augmentation du budget de la défense, comme le président Poutine l’a annoncé cette année pendant la conférence de sécurité qui a eu lieu à Munich. Dans ce sens, il faut se demander dans quel des trois scénarios Poutine va centrer son attention au sein de sa politique étrangère: dans son entourage proche? Au Proche-Orient? Ou proprement en Occident ? Et c’est sans doute au Proche-Orient où se trouve une grande partie de ses intérêts vitaux: la sortie à la Méditerranée qu’il cherche depuis l’époque du Grand Jeu.

Par rapport aux É.-U., plusieurs questions surgissent avec l’arrivée à la Maison-Blanche, le 20 janvier dernier, du 45e président des É.-U., Donald Trump. Le nouveau et controversé commandant en chef de la plus puissante force armée du monde doit prendre d’importantes décisions dans le domaine des relations internationales et particulièrement à propos de la Russie. Il y a lieu de se demander aussi si, ayant à l’horizon l’incessant regard envers les tigres du Sud – Est asiatique et de la Chine, il approfondira –tel comme Nixon l’avait fait– un rapprochement vers la Russie qui s’est déjà laissé voir en forme de démonstrations publiques d’admiration à l’égard de Poutine. Quoi qu’il en soit, et en ce qui concerne son implication au Proche-Orient, les quelques nominations qu’il a réalisé pour d’importants postes diplomatiques, à savoir les éloges au « mur de la honte » qui sépare Israël de la Palestine ou l’intention de déplacer l’ambassade nord-américaine de Tel Aviv à Jérusalem, ne laissent pas vaticiner un périple apaisé de l’administration Trump.

Tout cela pourrait peut-être s’encadrer dans un processus de construction d’un nouvel ordre international partagé, dans un monde avec des points de vue historiques divergents, rempli de conflits violents, de technologie débridée et d’extrémisme religieux. La réévaluation de cet équilibre de pouvoir trouve peut-être son origine dans la grande crise dans laquelle se trouve le système de division de pouvoir dont Montesquieu faisait éloge. En outre des trois pouvoirs traditionnels, deux autres sont apparus: l’économique et celui des affaires. Ils ont devancé les pouvoirs traditionnels, en se mélangeant avec eux pour embrouiller encore plus la perception que le citoyen a d’eux.

En vue de cette situation, il faut s’arrêter au Proche-Orient, qui a été et qui est encore de nos jours l’une des régions les plus convulsées au monde. L’année passée, un siècle s’est écoulé depuis la signature des accords de Sykes-Picot et, en novembre prochain, il en sera de même pour la déclaration Balfour qui, avec le plan de partage de la Palestine (proposé dans la résolution 181 de l’ONU), ont représenté trois événements marquants d’extraordinaire importance dans la configuration de l’actuel Proche-Orient. Dans ce sens-là, il s’agit toujours d’une région vitale pour les intérêts respectifs, non seulement de la Russie pour ce qui a été indiqué précédemment, mais aussi des É.-U. C’est pourquoi il y a lieu de se poser quelques questions qui détermineront leurs relations bilatérales et qui, en conséquence, toucheront le reste du monde. Par exemple : quelle sera la position des deux pays par rapport à l’Iran dans le domaine nucléaire?, et par rapport à l’Arabie saoudite?; qu’est-ce que les deux superpuissances ont prévu en ce qui concerne le Daesh, non seulement en Irak et en Syrie mais aussi dans le cas hypothétique qu’il essaie de se remettre en Afrique une fois vaincu?; Quel rôle, vont exercer les mass-médias dans cette nouvelle configuration de la région?; Comment est-il possible de sortir de la crise du système de division de pouvoirs dans des pays où la démocratie est déjà encrée ou alors faire qu’elle arrive dans ceux où elle ne l’est pas?; sera-t-il indispensable, en outre, des correspondantes réformes politiques et constitutionnelles, un nouveau soulèvement populaire et de la société civile en guise du «printemps arabe 2.0» particulièrement conduit par des jeunes et des femmes pour obtenir une plus et meilleure démocratie, du travail et de la justice sociale?

En définitive, le principal objectif de ce séminaire international est d’étudier, à travers une analyse critique et détaillée, le cours que cet historique dispute pour l’hégémonie mondiale entre les deux puissances pourrait suivre, particulièrement avec l’arrivée de l’administration Trump, et voir de quelle façon cela touchera le Proche-Orient, le nord de l’Afrique et toute la Méditerranée en général.

Vous pouvez télécharger le programme d’ici.

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